Épicerie fine : les haricots Variette

Découvrir les haricots Variette, c’est remettre un peu de vivant dans nos assiettes.

Derrière ces haricots noirs et blancs cultivés dans le Gers et le Lot-et-Garonne se cache un travail devenu rare : celui des semences paysannes et des variétés anciennes. Des graines sélectionnées, reproduites et transmises au fil des générations, loin de l’uniformisation agricole moderne.

Dans ce mélange, on retrouve notamment l’Alaric, une ancienne variété du Sud-Ouest cultivée depuis le XVIIIe siècle. Un haricot blanc généreux, à la peau fine et à la chair particulièrement fondante, longtemps associé aux grandes tablées et aux plats mijotés de la région. À ses côtés, le haricot noir Black Turtle apporte davantage de profondeur, avec une texture plus dense, légèrement sucrée, et une couleur qui reste intacte à la cuisson.

Chez Variette, ces haricots sont cultivés en agriculture biologique, sans pesticides, sans OGM et sans intrants chimiques. Certaines cultures sont encore conduites selon des méthodes traditionnelles, en association avec le maïs, qui sert naturellement de tuteur aux haricots grimpants, comme cela se faisait autrefois dans les campagnes du Sud-Ouest.

Au-delà du goût, ces variétés racontent autre chose. Elles participent à préserver une biodiversité cultivée aujourd’hui fragilisée, tout en défendant une agriculture plus résiliente, plus locale et profondément liée aux territoires.

Les haricots sont ensuite simplement cuits à l’eau et au sel de Guérande dans un atelier bio gersois. Rien de plus.

C’est précisément ce que l’on aime dans ce type de produit. Pas besoin d’artifice lorsque la matière première possède déjà autant de caractère. Un filet d’huile d’olive, quelques herbes fraîches, une belle cuisson… et tout est déjà là.

Chez Radicelle, nous sommes toujours attirés par ces produits qui racontent une histoire plus vaste que leur simple goût. Des produits paysans, sincères, cultivés avec patience, qui nous rappellent qu’une assiette peut aussi être un formidable conservatoire du vivant.

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Fabien Jouves, Mas del périé